La Maison Dieu

La Tour : Explosion libératrice et ouverture à la lumière
La Tour occupe la même place, dans la seconde série de 10 des arcanes majeures, que l’Amoureux dans la première série. Tandis que l’Amoureux est en proie à l’attraction, à la force de la libido et à l’amour qui frappe au hasard, La Tour nous montre elle aussi une force brutale : une énergie qui frappe et fait tout exploser en confettis.
On a souvent vu dans La Tour une référence à la Tour de Babel, comme une punition divine qui met à bas les ambitions terrestres. Mais la carte sans nom (l’Arcane XIII) nous parlait déjà de la fin de ce qui n’a plus lieu d’être, lorsque l’initié a suffisamment compris le passé pour décider d’un changement.
Ici, La Tour représente une libération, une ouverture, un débouché de l’énergie qui ne demandait qu’à être libérée. Ce n’est plus une destruction imposée, mais une libération choisie, nécessaire pour avancer.
Alexandro Jodorowsky fait dire à La Tour dans La Voie du Tarot :
“Une couronne défensive m’éloignait du monde. Un bouchon de vieilles paroles recouvrait mon esprit, et des nuages de sentiments cristallisés, momifiés, sclérosés, empêchaient la lumière de surgir des battements de mon cœur. Un manteau épais de désirs transformait mon appétit formidable en geôlier.”
“Me méprisant, m’isolant, croyant défendre un territoire intérieur qui n’appartienne qu’à moi, qui étais-je dans l’obscurité de cette tour ? Maître de quoi ? De quel paraître ? De quelle fausse identité ? Je n’étais que l’air raréfié d’une obscurité égoïste.”
“Alors, la joie de l’union a éclaté.”